Regardant le Tour de France

One of the leading riders at Tour de France, Andy Schleck cheered on by the fans from Luxemburg

Chaque Juillet, j’attends avec une grande impatience l’arrivée du Tour de France, la plus grande et la plus célèbre (aussi la plus difficile) course cycliste du monde.  Normalement je ne suis pas une grande fan de sport (bien que je fasse du vélo régulièrement), mais j’essaie de regarder chaque moment pendant toute la durée du Tour (une gageure, étant donné que la course dure 4-6 heures chaque jour pour 3 semaines).  J’ai découvert le Tour quand j’essayais de trouver quelque chose d’intéressant à la télévision en me remettant de mon opération du ventre à la maison.  J’ai d’abord été fascinée par l’étrangeté absolue du cyclisme: avant je pensais que le coureur le plus rapide sur la route gagnerait toujours.  Pas si simple!

Contrairement à la célébration de la gloire d’un vainqueur individuel, le cyclisme est absolument un sport d’équipe.  Il y a 9 coureurs pour chaque équipe dans le Tour de France (chaque année les organisateurs invitent 20 – 22 équipes d’élite du monde). L’équipe court pour soutenir le capitaine, qui a les meilleures chances d’être le leader du classement général à la fin de l’épreuve et qui gagne le maillot jaune, l’un des symboles les plus émblématiques du Tour de France, à Paris.  Les autres coureurs appelés les «domestiques» font tout leur possible pour rendre le trajet plus facile pour le leader de l’équipe: ils courent à l’avant pour protéger le leader du vent et pour founir le sillage (un nouveau mot que j’ai appris du Tour); ils vont vers les voitures des équipes qui suivent le peloton (une groupe majoritaire de coureurs qui demeurent ensemble durant la course et qui essaiyent toujours de parvenir à s’extirper des «échappées») pour porter de la nourriture et de l’eau.  Le plus expérimenté et le meilleur grimpeur d’entre eux (appelé le «superdomestique») accompagne son leader dans les étapes de montagne, où la course se décide souvent, pour fournir le même service de soutien.  Puis il y a des spécialistes dans chaque équipe: les sprinteurs, les grimpeurs, les professionnels de l’échapée, ce qui complique les stratégies de chaque étape, dont le terrain varie quotidiennement.  Il y a aussi d’autres prix très prisés: le maillot vert pour du meilleur sprinteur, le maillot blanc à gros pois rouge du meilleur grimpeur, le maillot blanc du meilleur jeune (25 ans maximum) au classement général, le dossard jaune pour le classement par équipes, et enfin un Super combatif, le coureur le plus combatif pendant toute l’épreuve.  Le cyclisme ressemble à un jeu de stratégie où le directeur de chaque équipe doit caculer differentes stratégies pour chaque coureur tous les jours.

Mis à part le plaisir évident que le beau paysage français offre le long du parcours, les spectateurs peuvent apprécier la forme surréele du peloton, qui ressemble parfois à une sorte d’expérimentation physique tandis qu’ils coulent autour du rond-point et se rejoignent comme une longue colonne; aussi les fans, qui s’habillent follement à la manière d’un viking ou Borat, en courant le long des cyclistes.  Finalement, je suis très fascinée par le masochisme et le stoïcisme des coureurs.  Ces jeunes hommes minces avec des casques et des lunettes de soleil parabolique, qui ont l’apparence d’une race surhumaine futuriste, font du vélo tous les jours pendant 3 semaines, 6 heures par jour, dans la pluie torrentielle, sous le soleil brûlant, dans les plus hautes montagnes des Alpes et des Pyrénées, après être tombé du vélo, avec les coudes et le poignets brisés.  Je ne sais pas ce qu’est la passion si ce n’est pas ça.

Riders climbing up Col Agnello in the Alpes at Stage 18 of 2011 Tour de France

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Artist Talk at Bronx Museum

I am participating in an Artist Talk this Friday as a part of Bronx Calling: First AIM Biennial.  If you have missed the opening, this will be a wonderful chance to see the show (for free :) ), and hear about the work from some of the participating artists.

An artist talk with AIM artists Kira Greene, Chris Bors, Jacob Rhodes and Allyson Ross for Bronx Calling: The First AIM Biennial, curated by Wayne Northcross and Jose Ruiz
Friday, July 22, 2011, 6:30 – 8:00pm
Bronx Museum, 1050 Grand Concourse @165 Street, Bronx, NY

Bronx Calling: The First AIM Biennial
June 26 through September 5, 2011
Bronx Calling: The First AIM Biennial features sculptures, works on paper, video installations, photographs, and other works by the 72 participants in the 2011 AIM program. On view at the Bronx Museum and Wave Hill. Five site-specific commissioned projects at Randall’s Island as part of FLOW.11. The exhibition is presented in collaboration with Wave Hill and is accompanied by a fully illustrated catalogue.

AIM artists: Hannah Smith Allen, Tomer Aluf, Thomas Bangsted, Nina Barnett, Joell Baxter, John Bent, Gabriela Bertiller, Lea Bertucci, James Bills, Chris Bors, Laura Braciale, Calvin Burton, Anton Cabaleiro, Brian Scott Campbell, Noa Charuvi, Andrew Chan, Michelle Cheikin, Cecile Chong, Matthew Conradt, Corey D’Augustine, Katherine Daniels, Dennis Redmoon Darkeem, Priscila De Carvalho, Dennis Delgado, Stella Ebner, Nicky Enright, Carl James Ferrero, Xavier Figueroa, Veronica Frenning, Christine Gedeon, Sarah Granett, Kira Greene, Debbie Grossman, Nathan Gwynne, Meg Hitchcock, Erik Hougen, Michael Clyde Johnson, Laura Kaufman, Hein Koh, Nick Lamia, Heidi Lau, Robert Lucy, Jongil Ma, Luis R. Maldonado, Jr., Glendalys Medina, Kenneth Millington, Monica Moran, Julia Oldham, Maia Cruz Palileo, Shani Peters, Gregory Reynolds, Jacob Rhodes, Viviane Rombaldi Seppey, Allyson Ross, Alan Ruiz, Jennifer Sanchez, Romy Scheroder, Tina Schneider, Gabriel J. Shuldiner, Hrvoje Slovenc, Christopher Smith, Jessica Stoller, Benjamin Tiven, Jerry Torrens Torrens, Meghan Wilbar, Randal Wilcox, Scott Wolfson, Natalie Collette Wood, Karla Wozniak, Sean Wrenn, Marina Zamalin, and Jenny Zhang

Directions:
D/B train to 167 Street/Grand Concourse or
4 train to 161 Street/Yankee Stadium
Hours: Thurs, Sat, Sun 11 – 6 PM, Friday 11 – 8 PM
http://bxma.blogspot.com/2​011/06/aim-biennial-at-bro​nx-museum.html

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Savage Beauty of Alexander McQueen (La beauté sauvage d’Alexander McQueen)

Dress made with leather and horse mane, Collection It's Only a Game, 2005, Photo: Courtesy of Metropolitan Museum of Art

I went to see Alexander McQueen’s very popular posthumous exhibition at the Metropolitan Museum of Art called Savage Beauty.  The wait to get in the exhibition is always at least 30 minutes, and once you are in the exhibition hall itself, it is very crowded as well.  So ultimately, how is the exhibition?  It is never easy to live up to such a hyped expectations, and by elevating the artistry in fashion with overwrought display designs and banal but hype wall text, the curators of the show detracts the power and the beauty of McQueen’s renovation and craftsmanship, when he pushed his ideas of conventional beauty and the functionality of women’s clothes further.  Here is more in depth review that I wrote in French.  As always, the credit for correcting any grammatical errors goes to Thomas.  Merci.

L’exposition à voir absolument ce moment à New York dans les musées ou dans les galleries n’est pas celle de Francis Alÿs au MOMA ou de Cory Arcangel à Whitney Museum.  Également les gens dans le monde d’art ainsi que des touristes affluent vers la rétrospective posthume d’Alexander McQueen intitulée «La beauté sauvage» à Metropolitan Museum of Art.  Il y a souvent plus d’une heure de queue qui serpente autour des galeries du Musée, et en entrant dans la salle d’exposition, on a constamment du mal à entrevoir les objets éxposés.  L’expérience tout entière est complètement désagréable.  Le Musée essaye de profiter de la popularité de l’exposition: pour $50, les mécènes aisés peuvent voir l’exposition sans foule chaque lundi lorsque le Musée est  officiellement fermé.  Dans la file d’attente, il y a aussi des employés du Musée qui offert la possibilité d’éviter une queue très longue en devenant membre du Musée.

Alors finalement comment est la qualité de l’exposition elle-même?  Et bien, c’est un assortiment: il y a des pièces sculpturales sensationnelles et des vidéos qui rivalisent avec celles d’artistes contemporains très connus tels que Mathew Barney. D’un autre côté, l’installation est trop mélodramatique, et c’est étrange de voir (pour moi en tant qu’artiste) les oeuvres de McQueen traitées avec au tant de respect quand on pourrait finalement dire qu’elles sont juste des vêtements pour dames hyper-riches.

Après tous, j’ai été attirée par les objets qui ont repoussé la frontière de la définition des vêtements et de la mode.  Par exemple, «Spine (La colonne vertébrale, 1998)» est un corset porté à l’extérieur et fabriqué en acier inoxydable qui ressemble à une cage thoracique et une colonne vetébrale humaines.  La pièce est belle et étrange tandis qu’elle pose la question de la functionalité et l’utilité des vêtements feminins.

Hans Bellmer, La Poupee, 1935-49, Hand colored vintage gelatin silver print, 5 5/8 x 5 5/8 in.

Souvent McQueen a utilisé la mode pour exprimer ses idées culturelles et profondes; les meilleurs exemples de ses vêtements essaient d’élargir l’image conventionnelle de la beauté et de canaliser les angoisses culturelles et l’incertitude qui sommeillent dans la société en général.  Par conséquent, ses vêtements ont été créés avec des matériaux non-conventionnels (les coquillages, les plume de faisan, le crin de cheval, etc.) et exagère aussi les formes féminines (le bumster notamment).  McQueen était très influencé par l’art visuel et le cinema populaire.  Dans la  vidéo «La Poupée» (McQueen a toujours utilisé des projections vidéo dans ses défilés), le mannequin déamble devant le public avec ses coudes et ses genous retenus par une sorte de grande menotte carrée.  Alors qu’elle ressemble à des dessins et des photos de Hans Bellmer, on ne peut cesser de l’associer à l’esclavage en regardant une femme restreinte et noir (le manquin est noire dans la vidéo).

Finalement, cette exposition est trop populaire et trop proche de la mort de son créateur pour être équilibrée et bien organisée.  Même si les oeuvres de McQueen sont novatrices dans le monde de la mode, il est difficile d’être à la hauteur des attentes créées autour de cette exposition.

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Un voyage intellectual dans le temps de Tom Stoppard

This spring theater season, I did not have too much time to devote to sample a lot of shows, but I did have a chance to see the revival of Tom Stoppard‘s 1993 masterpiece Arcadia starring Billy Crudup, Margaret Colin, Raul Esparza, Tom Riley and Lia Williams. I missed my chance to see the premiere in New York in 1995, but I made up for it for seeing it twice this season. Needless to say I would see anything that Tom Stoppard writes (regardless of the production value or acting), and this production at Ethel Barrymore Theater was a good one.  As usual the brief review is written in French as a part of my ongoing French studies.

Je ne pense pas qu’il y ait une pièce produite depuis les dernières 50 années qui soit plus éblouissante et intelligente que le chef-d’oeuvre de Tom Stoppard, Arcadia (l’Arcadie). Se déroulant dans deux périodes différentes mais partageant un même décor, la pièce est un casse-tête ingénieux, complexe et élégant, qui rend la récapitulation brève de l’intrigue un exercise voué à l’échec. De plus, Stoppard couvre de nombreux sujets ésotériques comme la poèsie de Byron, d’autres poètes anglais du 19ème siècle, I’histoire des jardins anglais et leur relation à la philosophie, et enfin, entre toutes choses, de la thermodynamique.

D’abord, nous voyons les personnages de 1809 à Sidley Park, un domaine anglais de Lady Croom (Margaret Colin); le tuteur, Septimus Hodge et son élève aristocratique, Thomasina Coverly (Bel Powley) (la fille de Lady Croom et également un prodige des mathématiques) discutent de la signification de «l’étreinte charnelle (carnal embrace)», qui met en valeur l’agilité étonnante de Stoppard avec la langue anglaise. Au 19ème siècle, Lady Croom est dans le processus de ré-aménagement de Sidley Park du style classique au gothique (ou pittoresque dans la pièce). Plus tard, les scènes du 19ème siècle alternent et éventuellement se chevauchent avec les scène 180 ans plus tard, lorsque Hannah Jarvis (Lia Williams), un auteur de best-sellers, arrive pour faire de la recherche pour un livre sur «la crise de nerfs de l’imagination Romatique (the nervous breakdown of the romantic imagination)». Avec un spécialiste de Lord Byron, Bernard Nightingale (Billy Crudup), qui a un autre projet ambitieux historique propre, Hannah rassemble et interprète mal des document, des dessins et des livres tandis que nous voyons ce qui se passe réellement dans le passé. Toujour à Sidley au 20ème siècle, Valentine Coverly (Raul Esparza), un descendant et un as des mathématiques lui-même, étudie les équations mathématiques précoces de Thomasina, qui traitent des questions fondamentales du monde physique.

Je préfère assister à une pièce de Tom Stoppard à rien d’autre dans le monde.  C’est vrai que quelques critiques pensent que les dialogues de Stoppard sont souvent trop denses, trop cérébrals et trop froids (sans coeur, disent-ils), mais je crois que persone ne peut écrire comme lui en alliant l’intelligence à l’humour et au sentiment. Quand on voit une pièce de Stoppard, notre esprit est pleinement engagé et absorbé pendant toute la durée de la pièce.  Le public moyen peut à peine suivre ce badinage si cérèbral et si chargé de blagues et de jeux de mots qu’à la fin il atteint une euphorie intellectuelle et un soulagement intense. Ver la fin de la pièce, Hannah déclare: «It’s wanting to know that makes us matter (C’est l’envie de savoir qui nous fait compter)», et on est au bord des larmes du fait d’une passion accablante et l’on nie toutes les critiques qui dit que les oeuvres de Stoppard n’ont pas de pouvoirs émotionnel.

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Chelsea Galleries in June, 2011

Another monthly gallery stroll through some Chelsea galleries last week.  I was pleasantly surprised by the number of interesting shows, and especially some good painting shows.  First, practically everyone has been raving about Mark Grotjahn‘s exhibition at Anton Kern Gallery, and frankly I have been ready to hate it (just my contrarian nature :) ).  When I entered the vast gallery space, I wa at a loss to what to think of the work at first.  These thick impastoed abstract paintings seemed almost too old fashioned in both composition and color.  Yet the longer I stayed with the work, the more I started to really enjoy the sheer exuberance of the paint, the weirdness of the colors and the energy the paintings projected.  I also thought that Grotjahn was German before looking at his CV, as German abstract painters seem to be the only ones who can “go crazy” with the paint, and was surprised to find that Grotjahn was from California.  Yet it made sense.  His work seems to combine both European and American abstract tradition and history that might be considered “out of fashion” these days, but I ended up quite admiring the work and staying for a long time.

On the same street, I also saw a show of former school mate, Adam Ogilvie at josée bienvenu.  His combination of whimsical sculptures and paintings were lovely, and as usual they were done with an utmost craftsmanship.   Other noteworthy shows at this outing were: Gillian Wearing at Tanya Bonakdar, Florian Maier-Aichen at 303, Sean Landers at Friedrich Petzel, David Salle at Mary Boone, Louise Bourgeois at Cheim and Read, and Li Songsong at the Pace.

I quite enjoyed Gillian Wearing’s Snapshots, a video projections that were hung like slow moving (Harry Potterish) photographic portraits, but some quite creepy elements in her other videos and photos that made me uncomfortable to linger in the gallerr.  I almost laughed out lout when I saw Sean Landers’s crown paintings, and thought it was a great idea.  I just hope that they were painted a little better; maybe not quite so many of them or at least some of them projecting much more intensity (with more details, perhaps).  Li Songsong, a young Chinese painter’s New York debut at the Pace was an impressive showcase for his paint handling skills, but unlike thick paints of Mark Grotjahn, Li’s pieces seem formulaic and simply show-offish even though I quite enjoyed deconstructing the technics, mediums and supports of his paintings.

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Uptown Galleries-Eric Fischl, Arshile Gorky, Francis Bacon & Chaim Soutine

 

Eric Fischl, Old Man's Boat and Old Man's Dog, 1982

Eric Fischl’s early 1980s paintings are shown at Skarstedt Gallery (20 E. 79th Street), and I was somewhat surprised to find myself very moved by these psychologically affecting paintings.  Eric Fischl still works in figurative and psychologically and sexually complex paintings, but these early paintings have much stronger presence and wall power despite much clumsier paint handlings.

Most striking of all, “Sleepwalker” (1979) pictures a skinny, naked boy, standing in the shin-deep water in a blue plastic pool, hunched over and masturbating in a suburban backyard. In “Squirt” (1982), a boy in a bathing suit, diving mask and flippers aims a water pistol at the back of a grown woman wearing only a bikini bottom and lying facedown on a chaise. These sexually charged paintings evoke innocence and corruption at the same time as well as deep malaise of fundamental American cultural landscape in the affluent surburbia.

While I was in UES, I also visited Gagosian Gallery (980 Madison Avenue), which is showing beautiful Arshile Gorky abstract paintings from 1947 that have never been exhibited before.  Another small museum worthy exhibition was Bacon/Soutine at Helly Nahmad Gallery, which features still-lifes, portraits and landscapes of Soutine and Bacon .  It is somewhat one-sided exhibition with Soutine’s juicy gory painting dominating Bacon’s more moderate sized and more polite paintings. I have seen both artists’ retrospectives recently (Bacon at Metropolitan Museum in New York and Soutine in Paris), and was both impressed and disappointed by their oeuvres. Both of them have produced masterpieces but also some hack works that have been phoned in.  Worse, the images of Bacon and Soutine’s work have become so banal by now, they have lost their shock values, and it is challenging to look at these paintings with eyes toward fresh discoveries. Unfortunately I was unable to overcome my ennui and jadedness in the gallery.  Perhaps I should blame the hot weather?

Arshile Gorky at Gagosian Uptown

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Lunch at John Dory Oyster Bar

oysters at John Dory Oyster Bar

Last week, I went to John Dory Oyster Bar for a decadent lunch to celebrate with an ex-New Yoker friend, who was in town during the summer break from his Ph. D studies in Iowa.  As an inveterate gourmet, my friend wanted to try oysters at John Dory Oyster Bar, which is also conveniently in the neighborhood.

First, John Dory has a first-rate cocktail list (alas, but expensive at average $14 per cocktail, but perhaps that is normal in Manhattan) that goes very well with the seafood.  I ordered Negroni Sbagliato (Prosecco instead of gin in normal negroni), which was very refreshing for a summer afternoon.  We ordered half-dozen oysters from 3 different regions: Long Island, Washington State and British Columbia.  The oysters from British Columbia were sweet and briny and tasted of ocean.  In fact, all the oysters at John Dory were extremely fresh and high quality. I also liked the accompanying mignonette sauce that had some heat with an addition of jalapeno peppers.

We also ordered a few small plates to augment the oysters: Escarole salad with anchovy dressing ($9.50), roasted pork sandwich with tuna mayonaise ($16), chorizo stuffed squid with tomato ($16), excellent parker house rolls ($4.50) and terrine of halibut with radish salad ($14).  They were all really excellent, and I especially enjoyed the stuffed squid!

John Dory Oyster Bar, 1196 Broadway (@29th Street in the Ace Hotel) New York, NY 10001. The closest subway station is the 28th Street N/R Station. No reservations. Dinner time wait can be long.  We were there at noon when they open for lunch and we got a table right away.

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Cross Currents: Group Exhibition in San Francisco

 

Cherry Blossoms Come Crashing In, 2010, gouache, watercolor & color pencil on paper, 43″ x 110″

I will be showing a large scale drawing, Cherry Blossoms Come Crashing In in Crosscurrents, a group exhibition featuring the works of Asian and Asian-American artists at Togonon Gallery in San Francisco.

Crosscurrents
June 16th – July 16th
Opening:  June 16th, 5:00 PM – 7:00 PM

Crosscurrents showcases contemporary works of three artists from Asia, juxtaposed with works of four Asian-American artists.  The American artists include Kira Greene, Grace Munakata, Ben Needham and Mitsu Okubo, and the international Asian artists include John Y. Chang, Norberto Roldan and Gerardo Tan.  The goal of Crosscurrents is not to present an in-depth survey, but rather to showcase an initial effort which explores how current global art aesthetics, socio-political events, rapid communication and technological advances have influenced art making for these seven artists. In addition, this group of artists represent a range of media and are situated at different levels in their art careers.

77 Geary St. Second Floor
San Francisco, CA 94108
For further press inquiries, please contact Julina Togonon at julina@togonongallery.com or at 415.398.5572.
Togonon Gallery

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